Mon nom est "Personne" (1973)
JACK BEAUREGARD Œil bleu, mot rare, gâchette rapide. Il est le dernier espoir de justice dans l'ouest. Le mec est sec et âpre et propre. Il est en place. Il ne doute de rien. C'est un expert. C'est un homme. Il vit dans un pays plein de mecs, des vrais mecs, des purs mecs, des durs de dur qui dégainent pour un oui pour un non, pour un cheval pour un butin, pour tout pour rien. Des brutes de la gâchette, du meurtre au kilomètre, de la vendetta sans début ni fin, où l'on avance et où l'on tombe en circuit fermé, entre hommes, avec parfois une tête blonde à peine émue de tous ces carnages et une "mamita" invisible, tout juste bonne à cuisiner pour remplir la gamelle, la cantine, l'estomac sur pattes du mâle affamé avant le prochain duel, le prochain face à face. Car l'homme n'est jamais rassasié. TIC TAC TIC TAC TIC TAC TIC TAC TIC TAC TIC TAC Compte à rebours, bombe à retardement, bateau. Jack veut partir, prendre sa retraite, larguer les amarre...